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    Dérive du périmètre

    Aussi appelé: Scope creep, Glissement de périmètre, Feature creep

    Croissance incontrôlée des exigences ou activités d'un projet au-delà de ce qui était initialement défini dans le SOW.

    La dérive du périmètre est la principale cause d'érosion de marge dans les projets au forfait : de petites demandes additionnelles du client, acceptées par politesse ou précipitation, s'accumulent jusqu'à faire exploser les jours-homme livrés sans augmentation de prix.

    La défense repose sur trois éléments : un SOW détaillé décrivant précisément ce qui est inclus et exclu, un processus formel de change request transformant chaque nouvelle demande en avenant ou offre complémentaire, et un PSA qui alerte le chef de projet quand les heures livrées dépassent la baseline. Les études sectorielles estiment que la dérive du périmètre réduit la marge moyenne de 10 à 20% dans les projets sans gestion structurée du changement.

    La croissance silencieuse du périmètre arrive rarement sous forme de demande formelle. Elle arrive comme une série de petits services, chacun raisonnable isolément, qui s'accumulent jusqu'à consommer des semaines non prévues. La défense ne consiste donc pas à refuser mais à les rendre visibles au moment où ils surviennent.

    La procédure qui fonctionne est simple : consigner la demande, estimer son impact en heures et le communiquer à la revue suivante avec le client. Dans la plupart des cas, le client valide l'extension parce qu'il n'avait pas conscience du coût. Ce qui crée le conflit n'est pas de demander davantage, mais de découvrir à la fin que ce qui a été demandé était facturé.

    Il convient de distinguer deux situations traitées de la même façon alors qu'elles diffèrent. L'une est la clarification d'un point mal défini au contrat, que le cabinet absorbe généralement au titre du travail de découverte. L'autre est la demande de fonctionnalité ou de service supplémentaire, qui devrait suivre la procédure de changement. Les mélanger empêche de bien gérer l'une comme l'autre.

    Exemple

    Une intégration vendue 150k€ se termine à 220 jours-homme réels contre 180 estimés : 22% de dérive, marge tombée de 32% à 12%.

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